La diarrhée du voyageur

Voyager est une expérience formidable et enrichissante. Cependant elle peut être accompagnée de désagréments comme la célèbre « tourista » : la diarrhée du voyageur. C’est une maladie qui apparaît suite à l’ingestion d’aliments ou de boissons contaminés, ainsi qu’à l’exposition du système digestif à des aliments et des condiments nouveaux. Elle affecte 60% des voyageurs au cours d’un voyage de 2 semaines.

Zones à risque :

  • Risque faible (8 %) : Etats-Unis, Canada, Europe du Nord, Europe Centrale, Australie, Nouvelle-Zélande
  • Risque moyen (8-20 %) : Japon, Corée, Afrique du Sud, Israël, la plupart des îles Caraïbes, la partie nord du bassin méditerranéen, les îles de l’Océan Pacifique
  • Risque important (20-56 %):  la partie sud du bassin méditerranéen, les pays en voie de développement d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie

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Pour éviter cela, quelques principes d’hygiène de base sont à respecter :

  • Se laver les mains ou utiliser une solution hydro-alcoolique avant chaque repas et après avoir été aux toilettes.
  • Faire attention à la qualité de l’eau.
  • Toujours choisir l’eau en bouteille fermée et préférer une marque connue à une marque locale.
  • Si seule une marque locale est disponible, préférer l’eau gazeuse à l’eau plate (les boissons gazeuses sont plus sûres : leur degré d’acidité plus élevé et le fait qu’il soit plus difficile trafiquer les bouchons sont deux garanties supplémentaires).
  • Décapsuler la bouteille soi-même.
  • S’il n’y a pas d’eau en bouteille capsulée disponible, il faut désinfecter l’eau pour la rendre potable.
  • Le thé et le café chauds (eau bouillie) sont de bonnes alternatives si de l’eau en bouteille n’est pas disponible (attention cependant, il est d’usage dans certains pays d’ajouter de l’eau froide au thé ou au café bouillant, avant de servir).
  • Les glaçons sont à éviter s’ils n’ont pas été préparés à partir d’eau pure (certains microorganismes peuvent survivre dans la glace).
  • Se brosser les dents avec l’eau du robinet peut comporter un certain risque, bien que généralement minime.

Il est impossible de savoir visuellement si une eau est potable ou non. Une eau limpide, de goût et de saveur convenables, peut malgré tout être contaminée par des bactéries, virus ou parasites.

Traitement de l’eau :

  1. Si l’eau est turbide, il faut tout d’abord la filtrer pour la clarifier (sur 2 épaisseurs de filtres à café).
  2. Eliminer les bactéries, les virus et les parasites
  3. L’eau peut encore contenir des métaux lourds ou autres substances chimiques, pour que l’eau soit tout à fait potable, elle devrait être filtrée sur du charbon activé (en pratique cette étape est facultative pour les séjours cours, le risque d’intoxication chronique n’existant qu’en cas de consommation prolongée, pendant des années).

Conseils par rapport aux aliments :

Eviter :

  • Les aliments non bouillis ou non cuits, les fruits sans enveloppe (et peler les fruits avec enveloppe soi-même avant de les consommer)
  • Les laitages, le lait non pasteurisé ou non bouilli, et les aliments à base de produits laitiers non pasteurisés ou non bouillis (crèmes glacées, pudding, crème dans le café)
  • Les repas contenant des oeufs crus ou insuffisamment cuits, les poissons crus ou insuffisamment cuits, les coquillages et crustacés en particulier,
  • La viande crue ou insuffisamment cuite,
  • Les mets trop épicés,

Privilégier :

  • Consommer des plats qui viennent d’être préparés et servis encore chauds (viandes, poissons et crustacés suffisamment cuits)
  • Protéger les plats des insectes
  • Eviter de manger des plats froids cuisinés d’avance

Les préparations industrielles congelées sortant d’un emballage d’origine et intact sont probablement sûres. Par contre, attention aux buffets froids, surtout lorsque la nourriture est étalée sur un fond de glace pilée, ce qui entraîne un contact direct avec l’eau de fonte. La nourriture sera protégée contre les mouches et autres insectes. Il faut éviter les restaurants infestés de mouches et autres insectes, ceux-ci étant un important facteur de contamination.

Références :
La diarrhée du voyageur , article écrit par le docteur Radu Dan Moisoiu, médecin du travail
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