Voler n’est pas une activité dangereuse, c’est une activité risquée. Entre autres risques, il y a le risque d’hypoxie.
L’hypoxie est une diminution du taux d’oxygène dans le cerveau.
C’est un risque très connu mais sournois.
Plus on gagne de l’altitude, plus on perd de pression partielle d’oxygène et donc moins le cerveau est oxygéné.
D’un point de vu strictement réglementaire il faut voler sous oxygène à partir de 10 000 ft (3000 mètres) si le vol dure plus de 30 minutes.
Çà, c’est purement administratif.
Du point de vu physiologique l’hypoxie commence à …1500 mètres.
Evidemment, ça dépends des individus et de la capacité du cerveau à s’adapter au manque d’oxygène.
Les montagnards sont très avantagés…
Les symptômes les plus fréquents:
-fatigue,
– crampes musculaires ( pas lors d’un vol puisque nous ne faisons pas d’effort physique),
– bâillements fréquents (signal d’alerte le plus fréquent),
-maux de tête,
-nausées,
-vomissements,
-perte d’attention de concentration et de motivation,
-insomnie après le vol.
En vol, les symptômes arrivent progressivement l’équipage ne s’en rend pas compte, c’est là que se situe le danger.
Comme nous vole toujours haut (au moins 6000 ft à 7000 ft ) nous emportons des bouteilles d’oxygène à bord d’une capacité de 4 litres, 6 litres ou 14 litres selon le cas.
Ce sont de petites canettes en aluminium contenant de l’oxygène médicale sous pression. Rien de compliqué lourd ou encombrant.
Chaque cockpit est équipé.
L’autonomie n’est pas très importante mais nous ne faisons qu’une seule inspiration toutes les 5 à 10 min selon l’altitude ce qui est suffisant pour combattre efficacement les risques d’hypoxie.
Evidemment, il y a toujours des pilotes plus malins que les autres et plus forts que la physique qui n’utilisent pas d’oxygène tant qu’ils ne volent pas à plus de 4000 mètres (ancienne limite légale). Et encore.
Tant pis pour eux.
Nous, nous respectons les recommandations de la médecine aéronautique qui préconise l’utilisation ponctuelle d’Oxygène à partir de 7000 ft (2100 mètres) et plus de 30 minutes de vol.
Ça ne coûte pas grand chose et ça peut sauver la vie…


